Vendredi 1er mai. Sonnerie des cloches 1-2-4-5 ou ré-mi-la-si.
La fabrication des cloches.

C’est vers le milieu du XIXe siècle que les fondeurs de cloches se sont sédentarisés, aidés par l’évolution des moyens de transport. Auparavant, ils se déplaçaient pour couler les cloches au lieu de livraison. Ils creusaient une fosse et y façonnaient les moules destinés à recevoir le métal en fusion.
On peut schématiser le procédé de fabrication d’une cloche comme suit :
1. On élabore un premier moule en briques recouvertes d’argile, de crottin de cheval et armé de poil de chèvre qui correspond au volume intérieur de la future cloche.
2. Sur le noyau préalablement enduit d’un isolant, on ajoute une seconde couche, en argile. Elle a exactement la taille de la cloche à couler. On l’appelle la fausse cloche. Tout cela se fait avec un gabarit qu’on appelle planche à trousser. Cette fausse cloche reçoit les décors et inscriptions voulus, qui sont en cire.
3. On recouvre ensuite le tout d’une troisième couche de terre et crottin armés. On l’appelle la chape.
4. On fait ensuite sécher le tout, on retire délicatement la chape, on brise la fausse cloche sans abîmer le noyau et on replace la chape au-dessus de celui-ci ainsi que le moule de la couronne.
5. C’est dans l’espace laissé vide par la disparition de la fausse cloche qu’on va couler le métal. Préalablement, on aura rebouché la fosse tout autour des moules et bien damé la terre.
6. Une fois le métal refroidi, on procédera au déterrage, brisera la chape et décollera la cloche du noyau. Les moules ne serviront qu’une seule fois, ce qui fait de chaque cloche un instrument unique.
7. On procédera enfin aux finitions comme le polissage.
Une série de ces étapes ont pu être vécues à Gembloux lors de la coulée en public en 2012.

Illustrations : Noyau et planche à trousser : Fonderie Slegers-Causard de Tellin, photo exposée au musée de la vie wallonne. Quelques photos de la coulée réalisée en public à Gembloux en juin 2012 : Vincent Duseigne, Serge Joris, Francine Wuestemberghs – article Manu Delsaute



Les fouilles qui ont été menées ces dernières années par Michel Siebrand pour l’Agence wallonne du Patrimoine nous ont apporté de précieuses informations sur le beffroi et l’ancienne église Saint-Sauveur.






Jean Paul Straus propose la thèse suivante, qui ne demande qu’à être vérifiée : on sait que Gembloux entretenait d’excellentes relations avec le pape. Il arrivait qu’en signe de reconnaissance, le pape permette qu’on reprenne les deux clés de ses armoiries. Cela s’est passé ailleurs.
C’est par décision du 8 novembre 1949 que le Conseil communal conféra un caractère officiel à ce chant régulièrement entonné. Les paroles sont de Joseph Laubain (1877-1952), Grand Prix de littérature wallonne qui fut par ailleurs échevin et plusieurs fois bourgmestre faisant fonction.

Ce 3 mai, l’Eglise nous invite à tout spécialement prier pour les vocations à l’occasion de la 57e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. Le pape François a écrit pour cette occasion un message dont les mots principaux sont souffrance, gratitude, courage et louange. Et si ces mots étaient pour moi?