« Soyons des anticorps au virus de l’indifférence »

Les Évêques de Belgique et les résultats de l’enquête sur l’Église et la crise sanitaire

En octobre 2020, les Évêques de Belgique ont invité les catholiques et leurs organisations à répondre à un questionnaire sur la façon dont ils vivaient la crise sanitaire actuelle et la manière d’y répondre. Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes et institutions pour leurs réponses constructives.

De nombreux chrétiens voient dans cette crise un kairos, un « moment de vérité » révélateur des forces et des faiblesses non seulement de notre Église, mais également de notre société.

Les réponses révèlent :

  • L’ampleur des drames vécus, personnels, sociaux, économiques et spirituels. Une prise de conscience aussi : de tels drames affectent, en effet, de larges portions de l’humanité confrontées en permanence à la guerre, à la faim, aux épidémies, et à la dégradation de l’environnement.
  • Le courage dont font preuve de nombreuses personnes, dans le service des autres, en particulier celui des acteurs des soins de santé, qui, renonçant à leur propre confort, se dévouent au risque de leur propre santé. À juste titre, la population leur a manifesté sa reconnaissance.
  • Une grande richesse d’initiatives concrètes illustrant le fameux vers du poète Friedrich Hölderlin, rappelé par le Pape François : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ».
  • La nécessité d’une prise de conscience des possibilités de participer personnellement à la vie spirituelle et chrétienne, notamment à travers la liturgie « domestique » (à la maison, en famille), complément indispensable aux célébrations collectives rendues difficiles, et à travers les gestes concrets de solidarité.
  • L’importance des médias et des réseaux sociaux, pour les contacts interpersonnels et pour les célébrations, mais aussi le risque de « fracture numérique », soulevé par le Pape François, « tout en étant davantage connectés, nous sommes également plus divisés ».

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Vendredi 29 janvier 2021

Jésus donne deux comparaisons pour parler du Règne de Dieu: il est comme une semence jetée en terre qui germe, pousse, grandit et donne des fruits; il est encore comme la graine de moutarde, une de petites graines du potager qui, en grandissant, devient un arbre au point que les oiseaux peuvent y faire leurs nids.

Jésus montre par là que Dieu a un projet sur le monde. Et ce projet s’appelle « le Règne de Dieu ». Il est présent de manière discrète, dans des petites choses, mais il est effectif et efficace. Cette image du Dieu jardinier manifeste l’amour et la sollicitude de Dieu. Elle met l’accent sur sa patience et sa fidélité.

Seigneur notre Dieu, envoie-nous ton Esprit Saint afin que nous accueillions ton Règne d’amour dans nos vies et que nous en soyons des fidèles témoins dans des petites choses de notre vie ordinaire et quotidienne (Mc 4, 26-34).

 

Jeudi 28 janvier 2021

Le propre d’une lampe est d’éclairer. Jésus est cette Lumière divine venue illuminer le monde et qui invite ses disciples à être, à leur tour, lumière de la terre.

Père, le jour de notre baptême, nous avons reçu la bougie allumée du cierge pascal pour être, à la suite du Christ, lumière du monde et sel de la terre; aide-nous à rester connectés à ton Fils afin que notre vie et toutes nos actions soient un témoignage rayonnant de l’Evangile de l’amour, de la joie et du salut donné à tous (Mc 4, 21-25).

Mgr Warin nous écrit

Le temps passe…

De comités de concertation en réunions gouvernementales, d’arrêtés ministériels en décrets de gouverneurs, la situation sanitaire demeure préoccupante et aucun changement notoire n’a été apporté aux mesures diverses touchant notre vie pastorale concrète.

La perspective d’un confinement limité dans le temps nous avait permis de vivre ces dernières semaines avec patience, dans l’attente d’une reprise. Celle-ci ne vient pas. Il semble que les mesures dureront encore à tout le moins plusieurs semaines.  De plus, des informations parfois contradictoires sèment un peu de confusion. Il est utile de préciser quelques points importants.

  1. Depuis le quatrième dimanche de l’Avent, les autorités gouvernementales ont permis la célébration du culte avec des assemblées de 15 personnes maximum, avec les nuances que nous connaissons. Cette restriction sévère a surpris et a été reçue comme un cadeau empoisonné. On a craint de devoir limiter, refuser, exclure. Mais en beaucoup d’endroits, la célébration de l’Eucharistie a repris, en respectant les consignes sanitaires.

Vous le savez : l’Eucharistie est source de vie. C’est l’Église qui fait l’Eucharistie, “mais ce qui est plus fondamental, c’est que l’Eucharistie fait l’Église et lui permet d’être sa mission, avant même de l’accomplir. Voilà le mystère de la communion, de l’Eucharistie : recevoir Jésus pour qu’il nous transforme de l’intérieur et recevoir Jésus pour qu’il fasse de nous l’unité et non la division” (pape François, 14 juin 2020).

Nous invitons les communautés chrétiennes, les pasteurs et les autres acteurs pastoraux, à reprendre, si ce n’est déjà fait, la célébration de l’Eucharistie. Il n’est pas bon de s’abstenir trop longtemps de célébrer l’Eucharistie ou d’y assister uniquement par écrans interposés. Trouvons les modalités concrètes pour vivre la joie de l’Eucharistie, en y participant vraiment. Partageons nos expériences : inscriptions préalables, offre plus large de messes, sens de la fraternité en laissant sa place à d’autres afin que tous y participent, etc. Continuer la lecture

Mercredi 27 janvier 2021

Quel type de terrain est donc ma vie ou mon cœur ? Un simple bord de chemin, un endroit pierreux, un lieu remplis de ronces ou une bonne terre ? Que Dois-je faire pour que mon cœur et ma vie soient « une bonne terre » ou j’accueillerai la Parole de Dieu afin qu’elle donne du fruit en abondance ?

Seigneur, toi qui as chassé le démon et tous les esprits impurs, remplis-moi de ton Esprit d’amour et de ses dons sacrés pour que je puisse te faire confiance partout, en toutes choses et en tout temps et que je puisse persévérer dans le bien et la vertu afin de contribuer à faire advenir ton Règne d’amour dans mon cœur et dans le monde (Mc 4, 1-20).

 

Mardi 26 janvier 2021

Sans renier sa famille biologique, Jésus donne le critère pour appartenir à sa famille spirituelle: « Celui qui fait la volonté de Dieu, est pour moi un frère, une sœur, une mère « .

 

Notre Père, toi qui fais de nous tes enfants en Jésus Christ, apprends-nous à t’adorer, « en esprit et en vérité » et à voir en chaque homme et chaque femme, un frère et une sœur; et à avoir pour chacun une compassion et un amour qui ressemblent aux tiens (Mc 3, 31-35).

24 janvier 2021 – 3e dimanche dans l’année B

La vocation, chemin de conversion

Si je vous parle de vocation, à quoi pensez-vous ?  À la crise des vocations ?  Peut-être aux cinq jeunes francophones qui sont entrés au séminaire cette année ?  Quand on parle de vocation, on s’imagine une qualité particulière, un don surnaturel, une volonté hors du commun que certains auraient pour devenir prêtres et d’autres pas.  « Il a la vocation, ça se voit », entend-ton parfois.

Et pourtant, la vocation n’a rien d’un privilège réservé à quelques-uns.  Chacun de nous reçoit une vocation propre, unique, aussi belle que celle des prêtres et des saints, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte.  Et cette vocation est le chemin de notre conversion.

Au sens étymologique, la vocation est un appel (latin vocare).  Si nous sommes sur terre, c’est parce que Dieu nous y a appelé pour une mission particulière.  Cet appel, nous le recevons à tout âge, quel que soit notre état de vie.  Quand le Christ appelle Simon, André, Jacques et Jean à venir à sa suite, c’est nous qu’il appelle. Continuer la lecture