Mardi 13 avril 2021

Par sa mort sur la croix et par sa résurrection d’entre les morts, Jésus a été élevé de terre pour que par lui tous les hommes aient la vie éternelle.

Seigneur Dieu Tout-Puissant, augmente en nous la foi afin que nous puissions reconnaître en ton Fils Jésus Christ celui qui nous sauve du mal, du péché et de la mort (Jn 3, 7-15).

Lundi 12 avril 2021

Jésus dit à Nicodeme  que pour voir le Royaume de Dieu et y entrer, il ne suffit pas de naître de la chair. Il faudrait « naître d’en haut », c’est-à-dire « naître de l’eau et de l’Esprit » ou « naître du souffle de l’Esprit ».

Seigneur Jésus Christ, à nous tous qui avons reçu le baptême et qui sommes nés de l’eau et de l’Esprit Saint, aide-nous à rechercher les réalités d’en haut, à vivre en « homme nouveau » et à agir selon ton Esprit afin que nous entrions chaque jour plus à l’intérieur du Royaume des cieux (Jn 3, 1-8).

Samedi 10 avril 2021

Selon l’évangile de Marc, Jésus ressuscité n’est pas apparu en premier aux onze Apôtres. Ces derniers ont même refusé de croire aux témoignages de Marie-Madeleine et des deux disciples d’Emmaüs.

Seigneur Jésus Christ, tu as choisi de te manifester d’abord aux tous petits parmi tes disciples et seulement ensuite aux Apôtres; aide chaque baptisé à faire l’expérience de te rencontrer personnellement et donne au pape et aux évêques assez d’humilité et de discernement pour intégrer dans le patrimoine commun de la foi ce que tu as révélé aux tous petits (Mc 16, 9-15).

2e dimanche de Pâques B – 11 avril 2021

Aujourd’hui la liturgie nous présente une figure bien attachante, celle de Thomas. Un personnage si vrai, si spontané, que le langage populaire s’en est emparé. Pour désigner quelqu’un qui manifeste grande prudence et ne peut avancer qu’un pied après l’autre,  on dira volontiers de lui: c’est vrai saint Thomas.

Quelques jours après sa mort,  Jésus est apparu une première fois à ses disciples. Ils l’on accueilli avec crainte et tremblement. Jésus éprouve le besoin de leur dire : »la paix soit avec vous !  » Puis leur joie éclate lorsqu’ils réalisent que les annonces que Jésus avait faites de sa résurrection se sont vérifiées exactement. L’un d’entre eux n’était pas avec eux à ce moment-là. Thomas, précisément. Lorsque Thomas les rejoint, Jésus n’était plus là. Mais tous lui disent qu’ils l’ont revu vivant. Thomas hésite. Puis, au lieu de se joindre à la joie de tous, il déclare que tant qu’il ne l’aura pas vu de ses yeux, il ne pourra croire.

Cette épisode est très fort puisqu’il introduit une note négative dans un contexte qui pourrait paraître euphorique et merveilleux. Un accent réaliste, pessimiste, dans un ensemble fait de joie. L’exaltation collective est ainsi exorcisée et ce n’est pas  le moindre intérêt de ce point du récit. Il en est pourtant un autre.

Thomas nous dit que l’acte de foi n’est aussi facile. Comme cela est consolant pour nous tous ! Peut-être, à force d’habitude et de routine, le mot résurrection ne nous dit plus l’aberation de cette affirmation : » le seigneur est ressuscité. »

Il fut même un temps, dans l’histoire de l’église, où ceux qui ne croyaient pas passaient pour des gens de mauvaise volonté, des marginaux. Parfois même on tentait de les éliminer tant ils paraissaient être des sous-hommes.

Et pourtant, l’aberration, c’est la foi. Le naturel, c’est l’incrédulité. Ils le comprirent bien, les chrétiens des premières générations qui eurent à  affronter la persécution sans cesse renaissante au cours des quatre premiers siècles.

Mais lorsque vint le succès de la mission et l’Eglise devint une forme de civilisation et la religion d’Etat, les rôles s’inverserent. Dans une affirmation faussement évidente, on en vint à  penser qu’il était simple de croire.

Aujourd’hui, et c’est heureux, cette fausse évidence est levée. Non seulement nos sociétés s’installent dans l’incroyance, mais encore, ce sont les croyants qui passent pour être des fous. Dans nos cultures, il devient de plus en plus incroyable de croire. Et pourtant il reste des croyants  on peut même dire beaucoup de croyants . Pour eux cependant, comme pour tous les vrais croyants de toujours, la foi n’est pas une évidence. Si elle devient une certitude, c’est bien la certitude d’un don reçu,d’une lumière venue d’en haut, d’une grâce. D’où leur respect pour l’homme incroyant. De là vient aussi leur imploration afin que le don qu’ils ont reçu soit donné à tous. Cette imploration n’est pas seulement une prière. Elle devient communication, évangélisation. Comment, en effet, lorsqu’on a reçu soi-même une immense gratification  oui,comment ne pas faire part  à  tous ceux que nous rencontrons, la Bonne Nouvelle que nous avons reçue ?

Jésus dit à Thomas : »Bienheureux ceux qui croiront sans avoir vu. »

Il est important de souligner cette parole de jésus. Elle nous indique en effet que le souci de Jésus, le souci des disciples qui ont écrit les Évangiles, était bien de faire comprendre à  tous ceux qui n’avaient pas rencontré le Seigneur lors de sa venue sur terre que la situation n’était pas plus difficile que celle des apôtres, premiers témoins. Disant cela, Jésus pense à nous qui au 21ème siècle après les apôtres, avons reçu la même illumination qu’eux. Si nous accordons importance à ce que voient nos yeux, alors, c’est vrai, les apôtres sont mieux lotis que nous puisque ils ont vu Jésus. Mais si nous croyons que la foi, même  pour les apôtres est un don de Dieu, alors nous sommes logés à la même enseigne. Notre action de grâce rejoint celle des fondateurs de l’église. Notre énergie peut être la même et nous pouvons devenir, à notre tour, des fondateurs d’églises en nôtre 21ème siècle. L’Eglise de tous les temps se trouve ainsi rassemblée dans l’unique don de Dieu, dans l’unique joie de Dieu. Nos lenteurs à croire  comme ce fut le cas de Thomas, se trouvent elles-mêmes converties en grande compréhension pour tous ceux à qui, mystérieusement, le même don n’a pas encore été fait. Amen !

Abbé Jeannot-Basile

Vendredi 9 avril 2021

Jésus ressuscité vient au secours de quelques-uns de ses disciples qui avaient peiné pendant une nuit entière sans prendre de poisson. En obéissant à la Parole du Ressuscité, les disciples ont fait une pêche miraculeuse. 

Seigneur Jésus Christ, aujourd’hui encore tu te tiens au milieu des préoccupations de notre vie professionnelle, aide-nous à reconnaître ta présence et à obéir à ta Parole afin que notre travail soit hautement rentable et épanouissant (Jn 21, 1-14).

Jeudi 8 avril 2021

En chair et en os, Jésus ressuscité rassure ses disciples que c’est bien lui qu’ils voient et qu’ils peuvent même toucher. En mangeant un morceau de poisson devant eux, il leur prouve qu’il n’est pas un fantôme. 

Seigneur Jésus Christ, ouvre aussi aujourd’hui nos cœurs et nos esprits à l’intelligence des Écritures afin que nous comprenions chaque jour mieux le mystère de ta Personne et du salut que tu as apporté au monde (Lc 24, 35-48).

Notre diocèse a un nouveau logo

Comment décrypter ce logo… La Croix est centrale: axe et carrefour de notre grand diocèse.
Au pied de la croix, comme socle/base, lieu d’enracinement: Le ‘N’ (de la Province de Namur) avec son confluent et le ‘L’ (de la province de Luxembourg) et le sapin de ses vastes forêts.
Le cercle ouvert qui entoure la croix rappelle l’unité autour du Christ (et l’auréole de notre vocation à la sainteté). Une unité en chantier, une unité ouverte, évangélisatrice aux quatre coins de notre diocèse et au-delà ce que symbolisent les flèches extérieures. Une unité dans la diversité comme en témoignent ses différentes couleurs intemporelles. Les flèches formées par les  »angles de la croix » dirigées vers l’intérieur évoquent, quant à elles, la dimension d’accueil.

Mercredi 7 avril 2021

Comme avec les deux disciples d’Emmaüs, Jésus ressuscité nous rejoint aussi sur le chemin de notre vie et s’associe aux questions et aux soucis qui nous habitent et nous préoccupent. 

Seigneur Jésus Christ, donne-nous ton Esprit Saint afin que nous soyons capables de redire l’essentiel de notre foi en toi dans chaque situation de notre vie; et fais de nous, aujourd’hui, des témoins convaincus de ta résurrection (Lc 24, 13-35).

Mardi 6 avril 2021

C’est Marie-Madeleine qui est la première personne à voir et à toucher Jésus ressuscité. C’est à elle aussi que le Maître confie d’annoncer aux Apôtres la résurrection. Quelle expérience mystique !

 

Seigneur Jésus Christ, tu t’es révélé à Marie-Madeleine et tu as fait d’elle la première messagère de la Bonne Nouvelle de la résurrection; fortifie notre foi en ta résurrection et donne-nous la force d’annoncer à nos contemporains l’espérance que tu as apportée au monde (Jn 20, 11-18).

LA VIE A TOUT VA. PÂQUES 2021

Dans le cadre de « Donnons tout son sens à la Vie » Philippe Vauchel propose le texte ci-dessous :  

« C’est bon que vous soyez là.

Maintenant nous allons pouvoir nous taire ensemble. »

C’est le compositeur Schumann qui disait cela à ceux venus l’écouter.

Alors, à vous toutes et vous tous présents aujourd’hui, oui, vraiment,

c’est bon que vous soyez là !

Que nous soyons là !

Protégés par la distance de rigueur, par nos désormais habituels « gestes barrières »…
Et si, ensemble,…nous osions ?

Si nous en profitions pour escalader hardiment la barrière de nos gestes ?

De nos gestes connus, de nos habitudes, de nos certitudes ?

Alors…Approchez !

Ecoutez !

Vous entendez ?

Comme elle bat, comme elle bat et bat encore…la Vie !

Ecoutez donc comme elle pulse !

Dans les têtes, dans les cœurs, dans les corps…

Regardez là dans les regards…Elle est là, non ?

D’accord, aujourd’hui elle se cache un peu parfois, il arrive qu’elle se détourne un moment…mais c’est sans doute de la pudeur…

Sentez !

Sentez donc comme elle vibre ! Continuer la lecture