Jeudi 2 avril. Les cloches Marie et Guibert donneront de la voix ce soir, soit ré-fa# ou un intervalle de tierce majeure qui laisse bien entendre les deux cloches utilisées.
L’évocation des remparts de la ville nous mène logiquement à aborder la question des portes d’accès.
Elles n’existent plus physiquement, mais nous continuons, souvent sans le savoir, à emprunter les chemins sur lesquels elles se trouvaient.
La Porte al Croix, ou Porte en Hault, était située à l’endroit où commence la Grand-Rue, actuellement doté d’un ralentisseur. Constituant à l’époque une des principales entrées de Gembloux, la Porte al Croix devait son nom à la proche présence d’une croix qu’on aperçoit bien sur la gravure de Grammaye.
La Porte Vers Moulin ou Wérimolin constituait un passage dans le bas de la ville, au bout de la rue Notre-Dame. Elle fut d’ailleurs aussi appelée Porte Notre-Dame. Elle permettait de rejoindre le moulin de Dessous-le-Mont, situé hors remparts dans la rue du… Moulin. Il se trouvait à proximité de la tour nord encore présente. La rue Notre-Dame doit son nom à la présence, jadis, d’une chapelle qui lui était dédiée.
Au bout de la rue Léopold se dressait la Porte au Trau, c’est à-dire « au trou », semble-t-il parce qu’en ce lieu, les remparts étaient flanqués de fossés remplis d’eau. Appelée aussi Porte St-Nicolas en référence à l’ancien nom de la rue Léopold, Porte d’Embas ou encore Porte de la Vallée, elle assurait, depuis le bas de la ville, le passage vers et depuis la vallée de l’Orneau en direction de Grand-Manil.
Enfin, quatrième et dernière porte, la Porte au Chien Noir, située au bout de rue du même nom, menait vers le faubourg de la Vôte.
Non, le cœur médiéval de Gembloux n’a pas beaucoup changé…


Illustrations : Détails de la gravure de Grammaye, 1608 : 1. Porte al Croix avec la croix toute proche et, en bas, la tour nord et le moulin. 2. Portes au Chien Noir, au Trau et Vers Moulin avec en haut à gauche la maison du Bailli – article Manu Delsaute



Lundi 30 mars. Au programme de ce soir, trois cloches comme hier aussi mais 3-5-6 (fa#, si, do#) au lieu de 3-4-5. L’écart se creuse entre la première et les suivantes, ce qui lui permet de bien se détacher. Pour les musiciens : quarte et quinte.
Dimanche 29 mars. Autre sonnerie de trois cloches, avec un accord différent : Guibert, Benoît et Romane, ce qui donne fa#, la, si. Un ton et demi entre les deux premières, un ton entre la deuxième et la troisième. Pour les musiciens : tierce mineure et quarte. La plus grosse cloche se détache davantage des deux autres.
Samedi 28 mars. Ces six derniers jours, nous avons fait la connaissance de nos cloches de volée et nous avons pu constater une disparité d’âge. Nous écouterons ce soir la plus ancienne et les deux plus récentes. Benoît, Romane et Benjamine se marient à merveille pour produire une sonnerie joyeuse : la, si, do#, soit un ton entre chaque cloche.
Vendredi 27 mars. Pour finir les présentations individuelles, nous écouterons aujourd’hui la petite dernière, la bien nommée Benjamine, 6e et plus petite cloche de la sonnerie. Comme Romane, elle provient de l’opération d’extension de 2012 et a donc été coulée par André Voegelé. Il s’agit d’un do# d’un diamètre de 77,50 cm qui pèse environ 300 kg. Quand-même 
Pour ce jeudi 26 mars, faisons quelques allers-retours dans l’histoire. Après avoir entendu, hier, la plus ancienne de nos cloches, nous écouterons aujourd’hui une des plus récentes : Romane, cloche n° 5, dont la tonalité est si, pour un poids estimé à 420 kg et un diamètre de 87 cm.
Ce mercredi 25 mars, sonnerie toute symbolique. Nous entendons la voix de la doyenne de nos cloches, datant d’une époque où les sonneries avaient encore un rôl

Ce mardi 24 mars, nous terminons la présentation des cloches placées en 1954 avec la cloche n° 3, un fa# de 871 kg. Elle sonnera seule. Comme les deux plus gros