Lundi 13 avril. Sonnerie de trois cloches : 2-3-4 ou mi-fa#-la. Bel accord.
Un des services rendus par les cloches est de donner l’heure. Une fonction importante à l’époque où rares étaient les horloges miniatures et ceux qui pouvaient se les payer.
Le système de l’horloge de clocher est comparable à celui des horloges domestiques qui apparaîtront plus tard avec des poids à remonter régulièrement et, généralement, un balancier. Mais tout est plus grand ! Ce mécanisme, qui fait tic-tac aussi, ressemble à une cage remplie d’engrenages et autres pièces métalliques. Il est relié à des marteaux qui frapperont les cloches pour indiquer
l’heure. Plus la tour est haute, plus on dispose de longueur de corde et moins souvent il faut remonter les poids.
A Gembloux, on retrouve des mentions de l’horloge et de la tour de l’horloge dès le XVe siècle. Le gardien de l’horloge devait veiller à son bon fonctionnement et au remontage des poids. C’était une responsabilité importante qui, sous l’Ancien Régime, était confiée par l’abbé contre rémunération.
En 1860, le Conseil communal désigna le commissaire de police pour accomplir cette tâche quotidienne. Après la Seconde Guerre mondiale, des moteurs le feront de manière automatique. Ensuite, le système mécanique a laissé place à l’électronique. Il ne nous en reste que les poids et quelques débris. L’horloge est à présent synchronisée par ondes radio avec l’horloge atomique de Frankfort. L’église de Bossière possède encore son ancienne horloge, restaurée et exposée.

Initialement, il n’y avait pas de cadrans et l’heure était uniquement annoncée avec les cloches. Les cadrans ne seront ajoutés au beffroi qu’à la fin du XIXe siècle et seulement pour les côtés sud et ouest. Ils sont cerclés de pierre bleue. Les deux autres cadrans, sans cerclage, seront placés en 1954.

Pour une question d’esthétique, lorsque les cadrans présentent des chiffres romains, le 4 est écrit IIII au lieu de IV. Ceci permet d’équilibrer les signes : dans le premier tiers, il y aura toujours le I, dans le second, toujours et le V et dans le dernier, toujours le X.
Illustrations : Le beffroi sans cadrans à la fin du XIXe siècle puis avec deux cadrans : collection privée. Photo des cadrans est et nord : Guy Focant pour la Région wallonne, photo de l’ancienne horloge de Bossière et des poids de celle de Gembloux : Vincent Dusseigne – article Manu Delsaute





Samedi 11 avril. Les cloches sonneront toutes en chœur ce soir à leur retour de Rome. Elles le feront aussi demain à 12h, précédées par quelques mélodies apéritives dès 11h30.

Quand on est confiné chez soi par les difficultés à se déplacer, la maladie, la solitude ou… la pandémie de coronavirus, le risque est grand de broyer du noir ou de ressasser tout ce qui ne va pas ou plus. Mais le téléphone peut nous aider. Le service Tel-Ecoute-Prière (TEP) existe depuis vingt-six ans. C’est comme Télé-Accueil sauf qu’il offre une dimension spirituelle: par la prière, écoutant et écouté confient au Seigneur les fardeaux, soucis, inquiétudes qui viennent d’être déposés. Ce service peut aussi orienter l’appelant vers un spécialiste plus approprié aux raisons de son appel.
Samedi Saint 11 avril, suivez la célébration de la Veillée pascale, présidée par Mgr Warin, depuis la collégiale de Ciney. Diffusion à 20h
