Jeudi 23 avril. Trois cloches pour ce soir : 2-4-6 ou mi-la-do#. Sonnerie aérée où chaque cloche se distingue bien.

Une mélodie avant de sonner l’heure… et vint le carillon !
Nous avons vu que pour prévenir de l’imminence de la sonnerie de l’heure, l’horloge mécanique mettait en route un système tintant l’une ou l’autre cloche pour envoyer le signal.
On ajouta rapidement des cloches, dont des notes, dans le jeu et ces tintements devinrent ainsi des mélodies plus complexes et plus longues. Le système, c’est celui des boîtes à musique que nous connaissons tous : un tambour tournant avec des taquets qui actionneront des leviers reliés aux marteaux. C’est le placement des taquets qui déterminera les cloches tintées et le moment. Petite vidéo pour voir le tout en action à Enghien… https://youtu.be/RFA458GtArU

D’un système purement utilitaire à vocation de donner un signal, on évolua donc vers quelque chose de plus en plus musical. L’idée vint ensuite de jouer des mélodies non pas de manière mécanique mais par l’intervention de l’homme : en reliant les marteaux ou les battants des cloches à un clavier.
C’est comme ça que naquit, il y a un peu plus de 500 ans, le carillon à clavier tel que nous le connaissons dans nos contrées.

Illustrations : Vidéo et photos de l’horloge et du tambour du carillon automatique d’Enghien par Vincent Duseigne. Gravure de 1683 reproduite dans Carillons et tours de Belgique, Ludion éditions, 1994, p. 27 – article Manu Delsaute

On y trouve le monument représentant « Le laboureur à l’étude ». Il date de 1910 et marque le cinquantième annive


Mardi 21 avril. On ajoute une cloche à la combinaison d’hier et on observe que le rendu devient tout différent, plus joyeux : 1-2-3-5 ou ré-mi-fa#-si.

Lundi 20 avril. Complétons la sonnerie d’hier en ajoutant une basse : 1-2-5 ou ré-mi-si. Il y a deux choses dans cette combinaison : le caractère un peu austère des deux premières cloches séparées d’un ton et la légèreté apportée par le si. Cette combinaison est utilisée le 2 novembre pour se souvenir des défunts de l’année. Elle allie à dessein la tristesse du deuil et l’apaisement auquel on aspire.
Dimanche 19 avril. Sonnerie de deux cloches, intervalle de quinte, 2-5 ou mi-si.

Samedi 18 avril. Une sonnerie très joyeuse de quatre cloches : 2-4-5-6 ou mi-la-si-do#. Elle convient très bien pour un mariage.
On les appelle « nos héros ». Chaque soir à 20h, la population les applaudit. Il s’agit bien de sûr de tous ceux qui sont en première ligne dans cette période de pandémie. Médecins, infirmières, soignants, personnel d’entretien, aumôniers, facteurs, éboueurs. Cathobel et Dimanche les ont interrogés sur leur vécu. Vous trouverez ces rencontres, parfois prenantes, sur notre site. Aujourd’hui: François Hosteau, prêtre et aumônier au CHU Mont-Godinne.
Vendredi 17 avril. Même accord qu’hier, mais un ton plus haut : 2-5-6 ou mi-si-do#. Soit quinte et sixte.