vivre la semaine sainte en confinement

Chers frères et sœurs,
Bonjour.

Voici quelques propositions pour vivre la semaine sainte en ce temps de confinement :

 

  1. Dimanche des Rameaux

Des idées de broderies ou de dessins pour représenter les rameaux à mettre à votre fenêtre (quelques idées ici : https://www.upgembloux.be/2020/04/02/quelques-idees-pour-la-fete-des-rameaux-bricolages/ )

  1. Jeudi, vendredi, samedi saints et dimanche de Pâques

Les prêtres de l’Unité Pastorale de Gembloux célèbrent déjà des messes à votre intention tous les jours. Vous pouvez continuer de leur faire part de vos intentions et vous unir à eux dans la prière.

Durant la semaine sainte, les églises resteront ouvertes pour la prière et le recueillement personnel et individuel. Pour le Triduum, nous vous invitons à rejoindre les célébrations faites par notre évêque Mgr Warin. Vous pouvez également vous unir spirituellement à la veillée pascale au cours de laquelle les cierges pascals de notre unité pastorale seront bénis le Samedi saint à 18h00.

  1. Pour rester en contact, nous vous invitons à consulter régulièrement notre page Facebook  et notre site (www.upgembloux.be) avec les dernières informations locales ainsi que le site du Diocèse de Namur (http://www.diocesedenamur.be/) qui propose chaque jour les lectures du jour avec les homélies.

En union de prière

Abbé Étienne Kaobo Sumaidi

 

Pourquoi n’y a-t-il pas de rameaux cette année ?

C’est dans un contexte bien difficile que nous nous apprêtons à entrer dans la Semaine Sainte. Cette semaine nous conduit à la fête de Pâques, sommet de l’année liturgique. Il nous sera  impossible de vivre les célébrations de la même manière que les autres années. C’est un véritable déchirement. Parmi les célébrations marquantes, pour les chrétiens pratiquants comme pour les non pratiquants, il y a le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur. Cette année, il n’y aura pas de bénédiction des rameaux.

Mais pourquoi n’est-il pas possible d’avoir quand même un petit rameau chez soi ?
Réponse avec Maxime Bollen, du service de Liturgie du diocèse de Namur:
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A propos de la catéchèse et des célébrations des communions et confirmations

Chers catéchistes et chers parents,

Cette année, nous vivons un carême que nous n’avions pas choisi, que nous n’aurions même pas pu imaginer, il nous est imposé par les circonstances. Nous veillons à le vivre le mieux possible, en respectant les mesures de confinement imposées par l’Etat pour nous protéger et protéger les autres.

Dans leur lettre du 23 mars, les évêques de Belgique annoncent la suspension de toutes les célébrations publiques jusqu’au 19 avril. Dans leur lettre du 30 mars (que vous pouvez lire sur notre site https://www.upgembloux.be/2020/03/30/report-des-communions-et-confirmations/), ils font part du report des communions et confirmations. Le diocèse de Namur a publié des dispositions complémentaires pour les sacrements de l’initiation chrétienne https://www.upgembloux.be/2020/04/02/dispositions-complementaires-pour-les-sacrements-de-linitiation-chretienne/

Nous référant à ces documents, nous avons pris les dispositions suivantes pour notre Unité Pastorale (UPG) :

  • Annulation des retraites de profession de foi (25-26 avril à Gentinnes) et de confirmation (22 mai à Maredsous)
  • Report des rencontres de catéchèse et si possible des retraites au mois de septembre
  • Célébrations des 1ères communions et des professions de foi le dernier dimanche de septembre ou courant octobre.
  • Célébration des confirmations le 15 novembre pour tous les enfants (nouvelle catéchèse et profession de foi)
  • La rentrée pastorale et catéchétique se fera après le 15 novembre pour ne pas court-circuiter deux années de catéchèse.

Il est évident que toutes ces dispositions sont tributaires de la levée du confinement et des dispositions qui pourraient être prises par les autorités civiles ou ecclésiales.

A l’invitation de notre évêque, Mgr Pierre Warin, « tenons en éveil notre espérance » et préparons nos cœurs à vivre cette semaine sainte particulière avec ferveur dans l’attente de la résurrection, convaincu de la présence du Christ à nos côtés au sein de cette épreuve.

En union de prière,

Pour l’Unité Pastorale,
Etienne Kaobo Sumaïdi, doyen

 

 

 

 

 

 

Les cloches de Gembloux sonnent pour le personnel soignant … et les autres (13)

Vendredi 3 avril. Sonnerie à deux cloches en tierce majeure (deux tons d’écart) comme hier, mais en plus aigu : la-do# ou 4-6. Le langage des cloches est vaste et variable. La manière de sonner, le choix et les combinaisons de cloches apportent un rendu chaque fois différent. Il suffit d’y prêter attention.

Gembloux en Brabant !

On ignore souvent que jusqu’à la Révolution française, Gembloux était située dans le duché de Brabant. Nous sommes devenus namurois sous le régime français, département de Sambre et Meuse, puis sommes demeurés en province de Namur.

D’un côté ou de l’autre de la ligne, Gembloux a toujours eu un caractère frontalier. Au XIIe siècle, la rivalité entre le comte de Namur et le duc de Brabant faisait rage. Lorsque le premier voulut étendre ses terres, il lorgna naturellement sur celles qui se trouvaient juste derrière la limite, ce qui n’épargna pas Gembloux qui fut livrée aux flammes.

La scène est illustrée sur un des dessins commandés par l’abbé Papin (XVIe s.). Nos fortifications, dont nous avons fait le tour, rendaient bien des services mais n’ont pas suffi ce jour-là.

En revanche, elles remplirent pleinement leur rôle en 1489 dans un autre contexte lorsque les révoltés assiégèrent durant trois jours la Ville restée fidèle à Maximilien d’Autriche. Le cœur de Gembloux fut ainsi préservé mais les faubourgs et fermes alentours furent détruits. Ceci valut un autre dessin qui ne manque pas d’illustrer ici aussi les forces en présence et la tension du moment.

Illustrations : Dessins commandés par l’abbé Papin, XVIe s., dans La Geste des abbés de Gembloux, par Jean-Paul Straus, éditée par le Cercle royal ‘Art et Histoire’ de Gembloux, 2012, p. 86-87 et 142-143 – article Manu Delsaute

Vivez la Semaine Sainte avec Mgr Warin

Cette période est difficile pour tous. Les catholiques sont tout particulièrement attristés, à l’approche de la Semaine Sainte, de ne pouvoir célébrer pleinement leur foi dans leur église paroissiale. Le diocèse de Namur, en association avec les télévisions communautaires, les réseaux sociaux et RCF Sud-Belgique, propose un éventail de possibilités pour vivre depuis son salon, avec Mgr Pierre Warin, évêque de Namur, les offices de la Semaine Sainte.

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Quelques idées pour la fête des Rameaux et la semaine sainte en famille

Les Services de pastorale liturgique et de catéchèse (Catéveil) mettent à disposition de celles et ceux qui le souhaitent des outils pour vivre et célébrer la Semaine Sainte à la maison, en famille, dans le contexte particulier de cette année lié au Coronavirus.

Nos évêques demandent qu’on ne distribue pas de rameaux cette année ni dans les églises ni en-dehors, d’une part pour des raisons sanitaires mais aussi parce que les rameaux font partie de la liturgie du Dimanche des Rameaux. Il n’est pas non plus possible pour un laïc de bénir lui-même des rameaux, bien sûr, mais il est par contre tout à fait possible de s’associer à la prière de l’Église qui chemine vers Pâques et qui espère, via les ondes et en priant en famille avec les outils que nous vous proposons.

Voici deux propositions pour le diocèse de Namur:

Vivre le Dimanche des Rameaux en famille à la maison :

Dimanche des Rameaux

La Semaine Sainte pour les enfants du caté :

Semaine sainte en famille au temps du coronavirus

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou si vous souhaitez parler avec un membre de l’équipe pendant cette période de confinement. Nous restons à votre service et proches de vous et de vos familles dans la prière.

Les cloches de Gembloux sonnent pour le personnel soignant … et les autres (12)

Jeudi 2 avril. Les cloches Marie et Guibert donneront de la voix ce soir, soit ré-fa# ou un intervalle de tierce majeure qui laisse bien entendre les deux cloches utilisées.

L’évocation des remparts de la ville nous mène logiquement à aborder la question des portes d’accès.
Elles n’existent plus physiquement, mais nous continuons, souvent sans le savoir, à emprunter les chemins sur lesquels elles se trouvaient.

La Porte al Croix, ou Porte en Hault, était située à l’endroit où commence la Grand-Rue, actuellement doté d’un ralentisseur. Constituant à l’époque une des principales entrées de Gembloux, la Porte al Croix devait son nom à la proche présence d’une croix qu’on aperçoit bien sur la gravure de Grammaye.

La Porte Vers Moulin ou Wérimolin constituait un passage dans le bas de la ville, au bout de la rue Notre-Dame. Elle fut d’ailleurs aussi appelée Porte Notre-Dame. Elle permettait de rejoindre le moulin de Dessous-le-Mont, situé hors remparts dans la rue du… Moulin. Il se trouvait à proximité de la tour nord encore présente. La rue Notre-Dame doit son nom à la présence, jadis, d’une chapelle qui lui était dédiée.

Au bout de la rue Léopold se dressait la Porte au Trau, c’est à-dire « au trou », semble-t-il parce qu’en ce lieu, les remparts étaient flanqués de fossés remplis d’eau. Appelée aussi Porte St-Nicolas en référence à l’ancien nom de la rue Léopold, Porte d’Embas ou encore Porte de la Vallée, elle assurait, depuis le bas de la ville, le passage vers et depuis la vallée de l’Orneau en direction de Grand-Manil.

Enfin, quatrième et dernière porte, la Porte au Chien Noir, située au bout de rue du même nom, menait vers le faubourg de la Vôte.

Non, le cœur médiéval de Gembloux n’a pas beaucoup changé…

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustrations : Détails de la gravure de Grammaye, 1608 : 1. Porte al Croix avec la croix toute proche et, en bas, la tour nord et le moulin. 2. Portes au Chien Noir, au Trau et Vers Moulin avec en haut à gauche la maison du Bailli – article Manu Delsaute

Les cloches de Gembloux sonnent pour le personnel soignant … et les autres (11)

Mercredi 1er avril. Deux cloches pour ce soir : Guibert et Benoît, fa# et la, soit une tierce mineure. Bel intervalle pour une sonnerie à deux cloches, plus aigüe qu’hier.

Encore quelques mots sur les remparts. Il nous en reste une série de vestiges, parfois méconnus. A l’entrée de Gembloux, devant l’entrée de la Faculté, se trouve un reste du mur d’enceinte qui sépare le passage des Déportés de la place Saint-Jean. Dans l’immeuble blanc situé à l’angle de la Grand-Rue et de la place Saint-Guibert, on observe un renfoncement englobant les fenêtres de droite du rez-de-chaussée et du premier étage. Il illustre la hauteur que devait avoir l’enceinte qui passait par-là. La conciergerie de l’ancienne abbaye repose, sur sa gauche, sur un reste du mur, visible aussi dans l’immeuble adjacent.

Des vestiges des remparts subsistent dans quelques maisons (surtout dans les caves) de la place Saint-Guibert et de la rue Docq. De nombreuses constructions se sont appuyées sur les vieux murs. On retrouve le mur dans le bar de la brasserie l’Estaminet.

Nous conservons aussi deux tours d’angle : la tour nord, rue du Moulin au square Albert 1er et la tour sud, entre la rue Docq et le parc d’Epinal.

La première est improprement appelée tour des Sarrasins. Au moment où ont été bâtis les remparts en 1153, il n’était plus question de Sarrasins dans nos contrées et, du reste, s’ils avaient dû se présenter à Gembloux, ils ne seraient pas arrivés par ce côté.

Les illustrations jointes montrent les traces d’arrachement des murs sur ces tours d’angle qui ont été plusieurs fois réparées.

Il existe encore une troisième tour, à l’angle de la rue Docq et de la rue du Chien Noir, mais il s’agit d’une adaptation contemporaine de vestiges et il ne faut pas y voir d’image précise de ce qu’étaient les fortifications.

Dans le cadre des réaménagements à venir, la Ville envisage la reconstruction de l’enceinte médiévale et de ses portes.

Illustrations : IRPA, Google streetview et photo de Jean-Marc Gilles – article Manu Delsaute