« Il fut TRANSFIGURÉ devant eux ».
Ceux devant lesquels Jésus est transfiguré, ils ne comprennent plus rien. Jésus vient de leur confier que sa mission de Messie va le conduire au rejet et à la mort. Or, le Messie de Dieu, c’est celui qui vient réaliser de la part de Dieu la promesse de bonheur et de paix.
Ne plus rien comprendre. Ne plus apercevoir de lueur d’espérance. Qui n’est pas confronté à cela un jour ou l’autre ? Et là, Jésus se montre métamorphosé. Et surtout, la voix du Père redit la parole fondatrice du baptême : Celui-ci est mon fils bienaimé.
Cette parole portait déjà Abraham. Ce fils de la promesse est bien-aimé de Dieu comme les innombrables enfants promis à Abraham, tous enfants de la promesse. Et dans la lumière, Jésus manifeste que tout enfant des hommes est appelé à entendre cette parole de confiance. Dans toutes nos impasses, c’est elle qui ouvre une route d’espérance, c’est elle qui nous transfigure

De nos jours, l’alliance de l’humanité avec la terre en même temps que l’alliance entre les humains, est gravement en péril. C’est même une menace mortelle qui pèse sur nous, ou plus justement, que nous faisons nous-mêmes peser sur notre avenir. Mais, dès l’entame du carême, c’est déjà une résurrection qui est annoncée. La séduction de Satan qui pousse Jésus lui-même à la convoitise est puissante. Mais elle n’est pas toute-puissante. Jésus a résisté à cette séduction et a ouvert une alliance nouvelle et définitive. À la suite de Jésus, nous pouvons, nous les humains, recréer de l’alliance pour rendre habitable notre maison commune.