Mardi 29 juin 2021 – solennité de Sts Pierre et Paul

Pour l’Apôtre Pierre, Jésus est plus qu’un prophète. Il est « le Christ », « le Fils du Dieu vivant ». Cette confession de foi de Pierre est le roc inébranlable sur lequel l’Eglise de Jésus Christ est construite.

Père très bon, à la suite de Pierre et sous la conduite pastorale de ses successeurs, donne à l’Eglise de proclamer, haut et fort, la foi en ton Fils Jésus Christ et d’y rester constamment fidèle par ses paroles et ses actes (Mt 16, 13-19).

A propos de la solennité de Sts Pierre et Paul 

Lundi 28 juin 2021

L’évangile d’aujourd’hui invite tous ceux qui veulent être disciples du Christ à faire le choix clair et déterminé de suivre Jésus tout au long de leur vie.

Seigneur Jésus Christ, toi qui avais dit que celui qui veut être ton disciple devrait renoncer à lui-même, prendre sa croix et te suivre; donne-nous la grâce de prendre l’option de marcher à ta suite une fois pour toutes et dans toutes les dimensions de notre vie (Mt 8, 18-22).

 

13e dimanche dans l’année B – 27 juin 2021

Toucher le cœur de Dieu

Sg. 1,14…24 – Ps 29 – 2 Cor. 8,7-15 – Mt. 5, 21-43

Toucher Jésus ou lui demander de nous imposer la main, c’est un acte de foi qui nous permet de recourir à Lui comme à la source de notre vie et de notre salut. C’est croire en la tendresse infinie de son amour pour tous les hommes et pour chacun de nous en particulier.

  1. Dieu peut-il être touché par n’importe qui ?

En relisant l’évangile de ce jour, je me suis souvenu d’un autre passage évangélique où il s’agit encore du toucher. C’est l’épisode où Jésus est invité chez un pharisien, Simon, pour un repas.

Une femme dite « de mauvaise vie », une prostituée, vient pleurer à ses pieds, versant des larmes et du parfum. C’est là que le pharisien Simon « se dit en lui-même:  » S’il était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et que c’est une pécheresse » (Lc 7, 39). Comme vous le savez, Jésus va être touché par la démarche de cette femme et lui « dit:  » Tes péchés sont pardonnés. » (Lc 7, 48).

Que nous apprend cet épisode ? Il nous apprend que selon les pharisiens, il y a des gens qui peuvent toucher Dieu et pas d’autres. Autrement dit, les bons peuvent toucher Dieu et s’approcher de Lui, alors que les pécheurs n’ont pas droit de le toucher. Ils doivent s’en abstenir ! Ce qui sous-entend que si nous ne sommes pas saints nous ne pouvons pas toucher Dieu. C’est donc penser qu’il ne sera jamais « touché » (dans le sens d’être « ému ») par notre cas et notre vie, et donc nous aurons jamais la manifestation de la tendresse de Dieu dans notre vie ?

Non, en nous rapportant l’épisode de cette femme malade, l’évangile de ce dimanche nous dit clairement que Dieu est bon pour tous, que nous soyons bons ou mauvais. Qui que nous soyons, nous pouvons recourir à LUI. Nous avons le droit de le toucher.

  1. Toucher le cœur de Dieu pour être sauvé

Ce qui nous permet de bien saisir le sens de l’évangile que nous venons de lire. « Elle disait  » Si je touche seulement ses vêtements, je serai guérie ». Elle le fait pudiquement et à l’insu de Jésus. Elle n’avait pas l’intention de « voler » la puissance de Jésus, mais elle était confiante qu’une vraie force de guérison et de vie émane de LUI.

C’est même peut-être ce que croyait le chef de la synagogue qui est venu demander à Jésus de venir chez lui « imposer la main » sur sa petite fille qui venait de mourir. Parce que cet homme croyait de tout son cœur que Jésus peut sauver et donner et redonner la vie.

Toucher Jésus et lui demander de nous toucher, sont des démarches qui nous permettent de recevoir la grâce de Dieu et d’être sauver. Toutes ces deux démarches exigent une foi simple et ferme.

  1. Notre foi en la tendresse infinie de Dieu

Avec toutes les expressions et gestes que nous rencontrons dans l’évangile : toucher Jésus, physiquement, comme cette femme malade ou que le cœur de Dieu soit touché par notre mal et notre misère ; ou encore se laisser toucher par Lui, il y a une chose qui en découle : par sa main, Dieu manifeste sa tendresse à tous les hommes.

Vous connaissez sûrement ce psaume qui dit : « la tendresse du Seigneur est de toujours à toujours » ; c’est-à-dire elle est pour toutes les générations. Cela veut dire que la main de Dieu est une source intarissable d’amour et de bienfaits pour tous les hommes, que nous soyons bons et justes ou que nous soyons mauvais et pécheurs.

Pour toucher le cœur de Dieu ou se laisser toucher par la main divine nous avons besoin de la foi : croire fermement en lui. Lorsque nous lisons les évangiles, nous remarquons que Jésus sollicite souvent la foi de ceux qui lui font une demande : « crois-tu que je vais faire cela ? » Nous aussi nous avons besoin de cette foi du lépreux qui disait à Jésus : « si tu le veux tu peux me purifier » ou de cette femme malade : « si je touche seulement son vêtement, je serai guérie ».

Aujourd’hui, l’Eucharistie, le sacrement de réconciliation et la prière sont des occasions que nous avons de toucher Jésus et de lui demander que sa main nous donne la guérison et le salut. Soyons donc conscients et confiants que chaque fois que nous prions, que nous communions ou que nous nous confessons, c’est Jésus lui-même que nous « touchons » encore aujourd’hui et son amour nous sauve !

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Nous avons encore aujourd’hui des occasions de « toucher » Dieu et de le rendre sensible à notre mal et à notre vie, demandons-lui d’augmenter en nous la foi pour que nous puissions recourir à lui maintenant et tout au long de notre vie.

Abbé Etienne Kaobo Sumaïdi 

Vendredi 25 juin 2021

En touchant le lépreux qui s’était approché de lui pour le guérir, Jésus montre qu’aucun être humain n’est répugnant pour Dieu. Chaque personne, quelle qu’elle soit, mérite la tendresse de Dieu. 

Seigneur Jésus Christ, tu n’as pas eu peur et tu n’as éprouvé aucun dédain face à la peau défigurée du lépreux, apprends-nous aussi à avoir un regard bienveillant et à faire un geste tendre et compatissant envers notre prochain (Mt 8, 1-4).

Jeudi 24 juin 2021 – fête de la nativité de St Jean-Baptiste

La naissance de Jean (-Baptiste), comme celle de tout enfant, est une occasion de reconnaître la bonté miséricordieuse de Dieu et de se réjouir ensemble pour le don et le mystère de la vie. 

Dieu notre Père, toi qui bénis les couples qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas, donne à tous les parents d’aider leurs enfants à mieux te connaître et à répondre généreusement à la mission de vie que tu assignes à chacun (Lc 1, 57-66.80).

écho de la fête sur Vatican news

Mercredi 23 juin 2021

Jésus nous invite à reconnaître les faux prophètes et à nous en méfier. Car, ils se présenteront à nous comme des personnes bonnes et douces, alors qu’en réalité, elles sont remplies d’intentions meurtrières et de méchanceté.

Seigneur Dieu, tu nous envoies dans le monde comme des brebis au milieu des loups, assiste-nous par ton Esprit Saint afin qu’il nous inspire la prudence et le courage dans l’exercice de notre mission d’apôtres de Jésus Christ (Mt 7, 15-20).

Mardi 22 juin 2021

Jésus nous conseille d’entrer par la porte étroite qui conduit à la vie éternelle en mettant en pratique la Loi et les Prophètes et en évitant de profaner le culte qui nous rapproche de Dieu.

Seigneur Jésus Christ, toi qui as les paroles de la vie éternelle, éclaire notre cœur et notre intelligence afin que nous choisissions de mettre en pratique ta Parole et que nous offrions au Père ton Corps et ton Sang, l’unique sacrifice qui est digne de lui et qui sauve le monde (Mt 7, 6.12-14).

 

Lundi 21 juin 2021

Sachant que nous sommes, nous-mêmes, des pécheurs, nous ne devrions pas juger et condamner sévèrement nos frères et sœurs !

Seigneur Jésus Christ, tu regardes chacun de nous avec amour et miséricorde; donne-nous la grâce de reconnaître humblement nos péchés, de marcher fidèlement à ta suite et d’avoir un regard bienveillant et miséricordieux envers nos frères et sœurs (Mt 7, 1-5).

12e dimanche dans l’année B – 20 juin 2021

« Passons de l’autre côté de la rive »

Jésus nous invite à aller de l’autre côté pour notre destin, notre cana la où il y a notre bonheur : un nouveau pays, une nouvelle entreprise …Il dit passons. Donc on fait cette traversée avec lui, il sait qu’il y aura des tempêtes, voilà pourquoi il ne nous envoie pas seul mais il est avec nous …

Saint Marc dans son  récit au chapitre 4, 35-41, nous balise le chemin quotidien du disciple, le chemin de la foi,  c’est l’interpellation finale de Jésus : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ».

. Ces trois récits nous révèlent la puissance de Dieu. En même temps ils interrogent  notre foi. Où pouvons-nous chercher  la sécurité, le refuge quand notre vie est en danger  et dans la vie de tous les jours contre les menaces du mal qui ne cesse  de roder pour nous déstabiliser ? Où trouver la vraie vie et  la vraie sécurité dans notre vie de foi ? pas dans la puissance humaine pour nous Chrétiens … Notre vraie vie, notre sécurité  et notre protection  se trouvent en Jésus, le bon Berger devenu le sacrifice pour l’humanité qui s’est séparée de Dieu. Il est le médiateur.

Ce récit de la tempête nous indique le chemin auquel nous pouvons avec dignité trouver  la sécurité la plus sure et la plus durable qui est celui de   Jésus, qui  domine même les forces de la nature. La mer est le symbole  de ce qui menace la vie de l’homme. Dans le langage Biblique, elle est le symbole  des puissances du mal. Elle représente ce qui engloutit, apporte le danger, déclenche l’angoisse, crée l’agitation  et fait naitre le doute… « Jonas 1, 10-15 ».  Mais au contraire, la foi en Jésus Christ  est une puissance  qui fait vivre  et chasse  la peur    .  Cela ne signifie pas que  celui qui croit  est  épargné de difficultés  mais il sait les vivres et les gérer dans la foi et sans être perdue.

Les disciples reprochent à Jésus de dormir, face à une situation désespérante alors qu’ils sont en danger. La situation  est tellement critique  qu’ils craignent pour leur vie…  L’homme a tendance à faire appel à Dieu quand il est dans le désespoir. Dieu ne veut pas les chrétiens de la peur  mais ceux qui croient en lui dans la joie comme dans la peine. Il est notre Père qui est toujours sur notre chemin et nous protègent.

Ce récit de la tempête apaisée  nous apprend qu’il faut  avoir la foi et compter d’abord  sur Dieu dans la vie. L’homme  est constamment menacé par les puissances du mal  qui lui empêché de vivre en paix. La victoire ne se trouve pas dans l’homme  mais en Jésus christ « Ps  89 :10 »

Jésus se réveille et ordonne a la mer de se calmé  …Il a éloigné la menace par sa parole autoritaire. Pour vivre dans la  paix frères et sœurs, il ne suffit pas de bien  manger ni de bien s’habiller mais d’avoir la foi en Jésus qui a donné sa vie pour notre salut. C’est dans la foi en Dieu que le chrétien  doit lutter contre le mal  dans le monde et dans sa vie  …. L’évangile  que nous  prêchons et que nous méditons est une puissance  qui nous libéré .

Que Jésus dise constamment à tout ce qui te menace : Silence ! Tais-toi. Crois en lui et cherche en lui ta force et nous serons heureux de vivre dans sa joie  et en sa présence chaque jour de notre vie. Amen

Père Magloire