Depuis un an, les orientations choisies, les décisions prises, le vocabulaire utilisé, voire labellisé, révèlent une certaine conception de l’être humain qui nous pose question. Parmi celles-ci, qu’en est-il de l’essentiel pour vivre ou survivre ? Peut-on se contenter de ce qu’offrent les commerces dits essentiels, les déplacements dits essentiels, les relations dites essentielles… ?
Certes, préserver la santé des citoyens est une intention plus que louable. Alors qu’aujourd’hui le déconfinement s’amorce timidement, le monde de la culture proteste avec raison en s’affirmant le parent pauvre des décisions successives. En tout temps, la culture nous est précieuse. Elle permet de prendre de la hauteur, d’interpeller, de critiquer et sert de garde-fou à une instrumentalisation de l’être humain aux seules fins économiques ou techniques. La culture ne serait-elle pas du registre de l’essentiel ?
Et le spirituel, qu’en est-il ? Ne risque-t-il pas d’être remisé au vestiaire ? Pendant ces jours de pandémie, les cultes, comme on les désigne officiellement, n’ont guère droit au chapitre. Pourtant, l’actualité touche directement leur raison d’être : le sens de la vie, la cruauté de la mort, l’épreuve de la souffrance … Ceux qui ont interrogé leur foi, écouté une Parole de Vie, accueilli la paix intérieure, se sont laissés réconforter par la prière, ont mesuré que la dimension spirituelle n’a rien de secondaire, qu’elle est même vitale. Osons l’affirmer : le spirituel est de l’ordre de l’essentiel pour vivre en humain. Continuer la lecture
Chers diocésains,
Ça se passe à Gembloux, dans l’église Saint-Guibert les vendredis de Carême à 20h (sauf le Vendredi Saint). S’inscrire sur kelmesse.org.
De nos jours, l’alliance de l’humanité avec la terre en même temps que l’alliance entre les humains, est gravement en péril. C’est même une menace mortelle qui pèse sur nous, ou plus justement, que nous faisons nous-mêmes peser sur notre avenir. Mais, dès l’entame du carême, c’est déjà une résurrection qui est annoncée. La séduction de Satan qui pousse Jésus lui-même à la convoitise est puissante. Mais elle n’est pas toute-puissante. Jésus a résisté à cette séduction et a ouvert une alliance nouvelle et définitive. À la suite de Jésus, nous pouvons, nous les humains, recréer de l’alliance pour rendre habitable notre maison commune.
En cette période bousculée par la grave crise sanitaire mondiale, le chemin de conversion du Carême s’offre à toutes les personnes qui le veulent comme un temps pour se mettre encore plus singulièrement à l’écoute de l’Esprit de Dieu – esprit de vie et de justice – et pour s’ouvrir avec le regard de la foi aux plus vulnérables des sœurs et des frères de notre grande famille humaine.