Dimanche 29 mars. Autre sonnerie de trois cloches, avec un accord différent : Guibert, Benoît et Romane, ce qui donne fa#, la, si. Un ton et demi entre les deux premières, un ton entre la deuxième et la troisième. Pour les musiciens : tierce mineure et quarte. La plus grosse cloche se détache davantage des deux autres.
Hier, nous avons vu que les cloches avaient été détruites par l’incendie du beffroi en 1905. On en commanda des nouvelles dès l’année suivante et elles furent installées en 1907. C’est ici qu’un illustre Gembloutois devait intervenir.
Gustave Docq, bourgmestre de Gembloux de 1872 à 1904, s’éteint le 17 septembre 1906. Par testament, il fit un leg de 20.000 frs pour le placement d’un bourdon au beffroi, c’est-à-dire d’une cloche de très grande taille, à charge pour la commune de remplacer les autres cloches qui s’y trouvaient en mauvais état depuis des années.
On étendit la commande et c’est ainsi que le beffroi fut doté d’une sonnerie de cinq cloches comprenant un bourdon de 4.850 kg faisant près de 2 m de diamètre. Sur celui-ci figuraient l’inscription « ville de Gembloux », les armoiries de la Ville et la mention suivante :
« J’ai été donné à la commune de Gembloux par Gustave Docq, chevalier de l’Ordre de Léopold, bourgmestre de 1872 à 1904 ».
Gustave Docq, dont le métier était brasseur, détient avec 32 années d’affilée le record de longévité au maïorat de Gembloux. Il légua également à la ville la somme de 125.000 frs pour le bureau de bienfaisance (le CPAS de l’époque) et 30.000 frs pour la fabrication de la statue de Sigebert qui se trouve sur la place Saint-Guibert (à ne pas confondre 😉).
Tout cela valait bien le nom d’une rue…

Photos : Gustave Docq : Philippe Depireux d’après l’exemplaire figurant dans la salle des mariages. Le bourdon : collection Michel Huppertz – article Manu Delsaute
Samedi 28 mars. Ces six derniers jours, nous avons fait la connaissance de nos cloches de volée et nous avons pu constater une disparité d’âge. Nous écouterons ce soir la plus ancienne et les deux plus récentes. Benoît, Romane et Benjamine se marient à merveille pour produire une sonnerie joyeuse : la, si, do#, soit un ton entre chaque cloche.
Vendredi 27 mars. Pour finir les présentations individuelles, nous écouterons aujourd’hui la petite dernière, la bien nommée Benjamine, 6e et plus petite cloche de la sonnerie. Comme Romane, elle provient de l’opération d’extension de 2012 et a donc été coulée par André Voegelé. Il s’agit d’un do# d’un diamètre de 77,50 cm qui pèse environ 300 kg. Quand-même 
Pour ce jeudi 26 mars, faisons quelques allers-retours dans l’histoire. Après avoir entendu, hier, la plus ancienne de nos cloches, nous écouterons aujourd’hui une des plus récentes : Romane, cloche n° 5, dont la tonalité est si, pour un poids estimé à 420 kg et un diamètre de 87 cm.
Ce mercredi 25 mars, sonnerie toute symbolique. Nous entendons la voix de la doyenne de nos cloches, datant d’une époque où les sonneries avaient encore un rôl

Ce mardi 24 mars, nous terminons la présentation des cloches placées en 1954 avec la cloche n° 3, un fa# de 871 kg. Elle sonnera seule. Comme les deux plus gros
Pour ce lundi 23 mars, nous poursuivons avec la présentation d’une cloche, la seconde. Elle est située à l’opposé du bourdon, donc juste derrière les abat-sons sous le cadran de l’horloge côté CPAS.
Ce dimanche 22 mars, petit focus sur la grosse cloche qui sonnera donc seule. Elle pèse 1.805 kg et a un diamètre de 1,41 m. Son ton est ré. Elle provient de la fonderie Michiels, de Tournai, et a été placée dans le beffroi en 1954.