Samedi 2 mai. Sonnerie des cloches 1-3-6, soit ré-fa#-do#.

Les fouilles récentes à l’intérieur du beffroi sous la direction de Michel Siebrand nous ont livré des trésors inattendus car ce sont 13 bases de moules de cloches qui ont été mises au jour, plus – chose exceptionnelle – le noyau quasi intact d’un 14e moule.

On situe l’activité de l’atelier de fonte au début du XVIIIe siècle, ce qui correspond à la longue période d’inutilisation de l’église Saint-Sauveur suite à l’incendie de 1678. On découvrit aussi une partie du pavement du XVIe siècle, en partie démoli pour creuser la fosse à cloches, deux fours pour la fonte du métal et une aire de terre présentant une trace de chauffe circulaire. On pense qu’on aurait chauffé une cloche pour la réparer ou faciliter sa destruction pour en réutiliser le métal.

Le remblai de comblement de l’atelier contient de nombreux fragments de moules avec quelques restes de décors et inscriptions. Tous ces éléments doivent encore être étudiés. A ce stade, on ne connaît aucun document qui ferait allusion à cette activité qui surprend par son ampleur.

Le sol renferme également des vestiges de murs médiévaux ainsi qu’une pierre ouvragée, de niveau, qui semble dater du XIIIe siècle. Elle pourrait constituer une base de fonts baptismaux. On relève qu’elle est restée en place, incluse dans la reconstruction du XVIe siècle. Quoi qu’il en soit, toutes ces découvertes inspireront les aménagements intérieurs et extérieurs à venir.
Reportages disponibles sur Canal Zoom.
Illustrations : Photos des vestiges par Michel Siebrand – article Manu Delsaute



Les fouilles qui ont été menées ces dernières années par Michel Siebrand pour l’Agence wallonne du Patrimoine nous ont apporté de précieuses informations sur le beffroi et l’ancienne église Saint-Sauveur.





Jean Paul Straus propose la thèse suivante, qui ne demande qu’à être vérifiée : on sait que Gembloux entretenait d’excellentes relations avec le pape. Il arrivait qu’en signe de reconnaissance, le pape permette qu’on reprenne les deux clés de ses armoiries. Cela s’est passé ailleurs.
C’est par décision du 8 novembre 1949 que le Conseil communal conféra un caractère officiel à ce chant régulièrement entonné. Les paroles sont de Joseph Laubain (1877-1952), Grand Prix de littérature wallonne qui fut par ailleurs échevin et plusieurs fois bourgmestre faisant fonction.




Le fondeur Michiels refuse d’appliquer sa garantie et la Ville lui intente un procès. Elle le gagne au bout de plusieurs années de procédure durant lesquelles l’idée de remplacer le bourdon par un carillon fait son chemin. En accord avec la famille de Gustave Docq, la voix grave saluant les grandes occasions laisse sa place à un instrument de musique permettant de jouer de nombreux airs.
Le carillon est fourni par la firme néerlandaise Petit & Fritsen qui racheta l’entreprise Michiels tombée en faillite. L’ensemble pèse 2.350 kg et comprend 47 cloches, la plus lourde étant un si bémol de 379 kg pour un diamètre de 85 cm. Sur cette cloche figure le texte suivant :
Tchirou et Piconette

Tchirou mesure 3,67 m et Piconette 3,48 m. Ils sont portés et ne se font pas prier pour danser…
Vendredi 24 avril. Sonnerie de quatre cloches 1-3-4-5 ou ré-fa#-la-si. Tierce majeure-quinte-sixte. C’est un accord assez joyeux qui sonne pour la messe chaque dimanche matin.
Le samedi 5 juin 1954, les autorités convièrent la population sur la place de Hôtel de Ville pour la sonnerie d’inauguration. Un hommage fut rendu à Gustave Docq pour les services qu’il rendit et les legs qu’il fit à la Ville. Elle décida d’ailleurs de graver un souvenir dans la plaque de la rue portant son nom. C’est à ce moment-là que son libellé devint :