Dimanche 26 avril. Sonnerie de trois cloches 1-3-5 ou ré-fa#-si, tierce majeure-sixte.
L’affaire du bourdon ou l’avènement du carillon.
Si la vie du nouveau bourdon commence sur les chapeaux de roue en 1954, elle sera de courte durée. En effet, il se fêle dès 1958.
Le fondeur Michiels refuse d’appliquer sa garantie et la Ville lui intente un procès. Elle le gagne au bout de plusieurs années de procédure durant lesquelles l’idée de remplacer le bourdon par un carillon fait son chemin. En accord avec la famille de Gustave Docq, la voix grave saluant les grandes occasions laisse sa place à un instrument de musique permettant de jouer de nombreux airs.
C’est le 21 septembre 1963 que le carillon résonne pour la première fois avec à son clavier le Maître Carillonneur Géo Clément, expert en la matière choisi par la Ville comme conseiller technique.
Le carillon est fourni par la firme néerlandaise Petit & Fritsen qui racheta l’entreprise Michiels tombée en faillite. L’ensemble pèse 2.350 kg et comprend 47 cloches, la plus lourde étant un si bémol de 379 kg pour un diamètre de 85 cm. Sur cette cloche figure le texte suivant :
« Ce carillon remplace le bourdon donné à la Commune de Gembloux par Gustave Docq, bourgmestre de 1872 à 1903. »
La plus petite cloche de l’ensemble a un diamètre de 15 cm et pèse moins de 10 kg. Les 47 cloches du carillon sont fixes, elles ne sonnent pas à la volée.
Illustrations : Le clavier et les cloches avec leur filerie : Vincent Duseigne – article Manu Delsaute